Réactions de D.Béhague

, par Dominique Behague

Bonjour chers collègues

- J’ai pris connaissance avec beaucoup d’intérêt des propositions qui ont été faites et qui semblent aller, pour quelques points dans le sens de ce que nous avions vu ensemble lors de la première réunion et moins pour d’autres. Je vous propose donc mes quelques réactions .

- 1) au niveau de la technologie appliquée.

  • a) Ce terme n’est pas obsolète car nous travaillons sur de la technologie appliquée à la cuisine. Je ne vois pas pourquoi l’étude technologique à base scientifique ne serait pas appliquée puisque cela se fait pour des sciences dures : en technique médicale, en biométrie, en informatique, biotechnologie, biopharmacie....enfin j’en passe. Je pense que les efforts faits pour que la cuisine devienne une science sont très présents dans l’esprit de chacun et vont dans ce sens. Ce n’est pas M. This qui va me contredire.
  • b) pour moi il y a pas une technologie appliquée mais des technologies appliquées puisque je les classe en apprentissage (découverte), approfondissement ( expérimentale) de synthèse. Donc la proposition faite me semble qu’exprimer une partie de ce que nous pourrions mette en place. Je pense également que le peu d’heures de TP que nous allons avoir doit au contraire nous inciter fortement à prendre en considération cette séance spécifique qui me semble être très adaptée à ce niveau d’élèves.
  • c) enfin dans la démarche inductive, ( technologie appliquée expérimentale) il s’agit d’amener à une logique c’est à dire tirer une conséquence par induction en généralisant. Au niveau sceintifique c’est la norme mais est ce que nos élèves de seconde ou de première pourront comprendre et appliquer cette démarche ? Je pense que nous devons leur donner, leur apprendre surtout une méthodologie pour les y amener et les former à cela mais pas uniquement à cela.
  • d) enfin je ne vois pas comment nous pourrions commencer par de l’expérimental en cuisine alors que les élèves n’ont aucune base technique. Je garde l’idée selon laquelle des connaissances minimales de base sont nécessaires pour y accéder à une production. Dans le même cadre, au niveau des cuissons je pensais que nous avions déjà progressé lors de la réalisation du CAP. Dans les repères vous aviez deux propositions : une de M. This plus scientifique qui propose une combinatoire et une de moi même qui basait la classification sur les matériels ( pancha, wok...etc ) . Je ne suis pas l’auto-satisfaction mais je pense que dès le début des formations quelles qu’elles soient il faut des points communs. Or celles-ci font partie du référentiel CAP donc ont déjà été approuvées par l’IGEN. Faut-il tout remettre à plat et oublier les avancéés les plus récentes ?

- 2) Analyser, synthétiser
J’ai trouvé dans les propositions les termes d’analyse et de synthèse. Je ne suis pas sur que ce soit la bonne sémantique du moins appliquée à ces niveaux de classe car ces termes sont plutôt réservés aux BTS ( pour le premier) et aux licences (pour le second). Je propose que nous soyons plus modestes dans notre réfléxion. Nous ne sommes pas dans un référentiel applicable à des étudiants .

- 3) Propositions faites
Il y a déjà une bonne base de contenus écrits mais je ne sais pas si nous n’allons pas trop vite. Hier je suis allé à une réunion ou M. Asséraf Inspecteur Général est intevenu sur le stage en entreprise qui permet de transformer des savoirs en savoir-faire et en compétences. Le groupe qui s’est réuni autour de lui a produit des travaux sur les prospectives des métiers et des référentiels. Il nous disait que quand on commence une démarche comme celle-ci ( rénovation des référentiels ) il faut partir des compétences attendues et développer les combinatoires de compétences si nous voulons que les jeunes s’adaptent aux évolutions du métier. Ne faut-il pas y réfléchir en amont ? Je me pose également le problème de la restauration qui se compose ( les chiffres sont indicatifs et ne sont pas le fonds du problème ) aujourd’hui à 5 % ( cuisine gastronomique) ; 30 % ( classique dans le sens de restauration pour tous les niveaux de concepts de restauration ) et enfin 65 % de restauration économique et collective. Avons nous pris en compte ce marché ? Faut-il le négliger ? Comment inclure cette réalité du terrain dans notre réflexion ?

Dans l’attente de vos réactions.
Bien cordialement
Dominique Béhague