Concours Général des Métiers. Présentation Pour tout savoir sur le Concours et participer

, par Serge Raynaud

Présentation

Le concours général des métiers a pour fonction de distinguer les meilleurs élèves et de valoriser leurs travaux avec l’objectif que leur prestation puisse servir de référence à l’ensemble des classes. Il évalue les candidats inscrits en année terminale des baccalauréats professionnels sur des sujets adaptés aux programmes officiels, mais dans le cadre d’épreuves plus exigeantes que celles du baccalauréat.
Le concours général a été institué en 1744 par l’Université de Paris pour distinguer les meilleurs élèves, à l’initiative de l’abbé Legendre.
Limité à l’origine au français, au latin, au grec, à l’histoire, aux mathématiques et à la physique, il s’ouvre en 1981 aux disciplines technologiques et en 1995 aux spécialités du baccalauréat professionnel.
Pour le concours général des métiers, le nombre de candidats est limité à 5 candidats par spécialité pour chaque établissement.

Profils de candidature

Les candidatures sont décelées dans les établissements. L’inscription au Concours général des métiers relève de la compétence des chefs d’établissements. Les équipes pédagogiques proposent aux proviseurs des élèves qui réunissent un profil de compétences et un projet pour participer et se porter candidats.

  • Profil de compétences : il s’agit de repérer des élèves impliqués dans leur cursus scolaire, toutes disciplines confondues. Le profil type inclut des qualités personnelles, savoir-être, comportement professionnel, capacité à communiquer à l’oral et à l’écrit, pratique de la langue anglaise (anglais courant et professionnel), aisance relationnelle, … Il va de soi que la maîtrise des techniques disciplinaires est indispensable en pratique professionnelle, gestion, connaissance du monde de l’entreprise, connaissance de la clientèle des restaurants, des tendances nouvelles émergentes en matière commerciale, nouveaux concepts et équipements, …
  • Projet : ce concours de haut niveau implique une adhésion forte des candidats et une préparation qui va de pair avec la préparation aux épreuves du baccalauréat. Cette préparation s’inscrit donc naturellement dans le cadre d’un projet pédagogique accompagné par l’équipe enseignante qui met en place un soutien spécifique au service des candidats.

Sélection

La sélection en académies repose sur :

  • une prestation écrite de technologie (une heure) proposée à partir d’une mise en situation professionnelle à laquelle s’ajoute un QCM de culture professionnelle. Pour des raisons évidentes d’équité, les copies sont groupées et transmises à l’académie pilote, Bordeaux, qui en organise l’acheminement. Le jury national se réunit et procède à la correction des copies anonymées sous la responsabilité du Président et des deux Vice-présidents.
  • Une phase pratique (de 3h) constituée de 3 ateliers (bar, sommellerie, valorisation des produits ou autre) en Commercialisation et Services en Restauration (CSR) ou d’une succession de techniques de base et/ou d’une production culinaire en cuisine, dressée, distribuée et dégustée. Cette phase pratique est évaluée par un jury académique composé d’enseignants, de formateurs de CFA et de professionnels.
    Le jury national, réuni pour la correction de l’épreuve écrite, délibère et sélectionne 12 finalistes pour chacune des options (Cuisine et CSR).

Épreuves finales

Depuis la 20e édition en 2014, des évolutions innovantes sont venues renforcer l’attractivité des épreuves et les mettre plus encore en corrélation avec les réalités professionnelles actuelles. On peut citer notamment, et suivant les sujets :

En cuisine :

  • la mise à disposition d’un thème de créativité à l’avance pour le dessert, un panier de produits de saison permettant de s’exprimer autour d’une recette mettant à l’honneur les produits emblématiques de la cuisine française, des équipements performants (robots, cutters, cellules de refroidissement rapide, …). Le thème de créativité, adressé aux candidats quelques jours environ avant le jour de la finale, a pour objet de permettre aux candidats de se préparer, de s’entrainer avec l’aide éventuelle d’un tuteur (enseignant, chef professionnel associé…). Cela permet en outre au jury de vérifier que le candidat réalise seul une recette classique, de manière innovante sur laquelle il a pu s’exercer.
  • Le panier et la recette imposée sur place le jour de la finale concourent à apprécier le niveau de compétence global du candidat, dans un autre contexte que la recette préparée.

En Commercialisation et Services en Restauration :

  • les candidats enchaînent des ateliers de mise en situation réelle : en bar, en sommellerie et en argumentation commerciale, ils doivent réaliser un acte de vente fondé sur un échange avec des clients. La détermination des offres est réaliste, avec des choix possibles, des prix et une réalisation suivie du service des boissons. Le thème des ateliers est adressé aux candidats afin de leur permettre de se préparer (connaissance des produits, échange en anglais pour l’atelier d’argumentation commerciale, etc.).
  • Pour le service du repas gastronomique deux tables sont imposées–deux et quatre couverts-, avec deux menus différents. Un commis seconde le candidat dans la mise en place des tables et tout au long du service. Du matériel de service et de dressage est mis à disposition, avec un large choix de vaisselle, de couverts, de verres et d’outils qui vont permettre à chaque candidat de personnaliser sa mise de table et son style de service. Les arts de la table sont ainsi valorisés grâce à la créativité des candidats et à la mise à disposition de matériels proposés par les partenaires du concours. Pour ce concours, des techniques ou des thèmes sont imposés. Les techniques traditionnelles de service et les techniques nouvelles sont associées, contribuant à une théâtralisation du service. Les épreuves se terminent par un entretien qui permet au candidat d’analyser sa prestation et de faire le lien avec la réalité du métier.

Cérémonie de remise des prix

L’examen des compositions et des réalisations donne lieu à l’attribution éventuelle par le ministre en charge de l’éducation nationale, sur proposition des présidents de jury, des récompenses suivantes :

  • prix : premier, deuxième et troisième ;
  • accessits : cinq au maximum ;
  • mentions : dix au maximum.

Les lauréats des premier, deuxième et troisième prix sont invités à une cérémonie en présence du ministre au cours de laquelle leur récompense leur est décernée.
Cette cérémonie solennelle a pour cadre le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris en présence de nombreuses personnalités et des parents des lauréats.

Auteurs de l’article

Cet article a été rédigé par :

  • Karine Viard, IEN-EG de l’académie d’Orléans-Tours, Vice-présidente du concours CSR ;
  • Jérôme Muzard, IEN-EG de l’académie de Bordeaux, Vice-président du concours Cuisine ;
  • Serge Raynaud, webmestre du site national de ressources.

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